N°1 : une perte totale des valeurs

A l’ordre du jour : des otages qui meurent, un gouvernement bien silencieux mais qui déclare haut et fort entrer en guerre, face à des anti-anti-pro-mariage gay plutôt bruyants. Un film des années 50 revisitant la position de la femme, et la question de la tendance « boyfriend ».

Ce qui a occupé mes journées, et surtout mes lectures ces derniers temps, reste la prise d’otages en Algérie. Mais comment pourrais-je en parler étant donné que je n’y ai pas compris grand chose. Au vu des médias, j’ai cru comprendre que le gouvernement n’était pas au top de sa forme, et qu’il faisait moins le fière -le gouvernement, bien sûr. Et qu’on pouvait sûrement mettre ça en relation avec une déclaration d’entrée en guerre au Mali. Il paraît contre le terrorisme… Il semblerait aussi que tout le tintouin évoque des souvenirs douloureux à certains, une histoire de financement du terrorisme par les Américains, aux heures d’une Guerre Froide semble-t-il.

Je me suis accrochée, enfin, surtout aux pages de l’Express. Dossier sur dossier. Et pour cause « les guerres de François Hollande », je me suis dit « ça doit me concerner un petit peu ». Intriguée, quand je découvre en sortant de chez moi un matin, un affichage publicitaire en abribus, appelant à s’engager dans l’armée. Et si ce n’était qu’un, mais j’en ai vu deux autres par la suite. Soit, visiblement nous sommes en guerre.

Et le Mali ? Ah oui ! Pays bien loin des préoccupations journalistes ces 20 dernières années, il apparaît soudain lui aussi, comme un vestige du passé colonial français (le passé de la France – la Guerre Froide deux paragraphes plus haut). « Qu’entends-je ? Qu’ouïes-je ? » (comme dirait Carrie Bradshaw, épisode 5, saison 6 SATC) D’ici des voix me parviennent, les hauts défenseurs d’Afrique (noire) insultent un gouvernement qui vole les ressources naturelles d’un pays. Là-aussi, du mal à comprendre, alors je ne porterai aucun jugement. Si ce n’est celui que pour bien s’insurger, il faut tenir sa ligne : on s’insurge pour tout, ou on se la ferme. Mais quand on ne comprend pas, on se tait -ou on demande. Alors, la France, si elle vole, il faudrait dénoncer l’intégralité du problème. -STOP à la « bien pensance » comme dirait ma prof de création de marque.

Bien-pensance qui anime d’ailleurs des débats houleux concernant THE GAY WEDDING – je ne connais ce mot d’anglais que depuis le mariage de Kate et William, je suis toute chose. Mon ami homo s’en tape : « j’ai pas l’intention de me marier -archaïque- et ENCORE moins d’avoir des enfants ». Par contre, la madame dans la rue qui m’a distribué un flyer avec une famille très heureuse dessinée dessus, elle ça a l’air de lui tenir à coeur. Je ne dirai qu’une chose : faites taire Frigide Barjot ! Symbole d’une génération indécise, qui refoule ses besoins primaires. Si elle a le droit de dire des conneries, j’ai le droit de dire que je ne suis pas d’accord avec elle ? Non, l’autre jour dans un documentaire à la télé, j’ai découvert ce mystérieux personnage. Une bonne femme qui retourne sa veste, invente un semblant d’anagramme de Brigitte Bardot, et défend la famille comme on défend les animaux ? NEXT

La position de la femme, parlons-en. Entre Frigide B. et le film populaire, moi je m’y perds. Le film « Populaire » j’ai dit. Brillant Romain Duris, délicate Déborah François, piquant scénario -bien que très attendu vers la fin. Un bon moment en somme. Je me suis dit « mais comment elles ont supporté ça à l’époque nos mamies? C’est vrai qu’on a bien avancé depuis! » Etalage des qualités requises pour être l’épouse parfaite, euh non, la secrétaire parfaite pardon : savoir écrire, savoir répondre au téléphone, savoir se rendre indispensable sans montrer au mâle qu’il n’est rien sans une femme : « tenue, et RE-tenue ».

Alors à la question « la femme est-elle l’égal de l’homme? » je répondrai « inventons le So Trendy Boyfriend Pair of jeans« . Extra-nouvelle mode qui entraîne la difficulté suivante : je mesure 1,60m, j’ai l’air de quoi moi avec le pantalon d’un mec qui fait 1,80m ? A part payer le supplément retouche en boutique… C’est quoi le truc de cette mode ? On ne se sent pas assez femme, alors on va mettre un pantalon trop grand pour laisser supposer qu’on a des couilles ? Pour rappel, ce n’est pas la taille qui compte… Je dis ça, mais un jour en temps de crise j’en achèterai un, et je laisserai croire à mes amies que « Oui, j’ai un mec ! C’est ma vie privée ok? » 😉

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